Par Vènart
Je vous l'avais promis : j'y étais pour vous.
Tout d'abord un grand merci au C.E.R.F. qui a eu l'initiative de cette réunion. Un formidable coup de chapeau à Vincent Vignon qui nous a donné tout plein d'informations essentielles à l'analyse d'une population de cervidés.
Intarissable, il aurait pu nous mener jusqu'à tard dans la nuit.
Grâce à un public attentif et captivé de connaisseurs mais aussi de néophytes, des questions judicieuses et pertinentes tentèrent de faire avancer le débat qui nous préoccupait :
"Quel est l'avenir du cerf
en forêt de Rambouillet ?"
J'ai ainsi appris que le criquet des montagnes mesurait + de 2 cm, que les cerfs perdaient leurs bois tous les ans et que la chasse à courre "exécutait" une trentaine de cerfs par an (ah, seulement ?) . D'autres naïfs extrémistes apprécieraient sans doute que la forêt soit classée impénétrable ...
Plus sérieusement j'ai eu la confirmation que lorsqu'un plan de chasse n'a pas été réalisé, les bracelets pouvaient effectivement être réaffectés sur d'autres lots de chasse (au mieux du potentiel effectif ? )et que l'objectif de l'ONF était bien de poursuivre la diminution du cheptel cervidé sur le massif de Rambouillet. Enfin, j'ai entendu une réflexion fort judicieuse mais qui n'a pas reçu d'écho : "Peut-on envisager de reclasser en réserves biologiques ou touristiques les forêts d'Ile de France au lieu de forêts d'exploitation bois.
L'enlisement du débat et la dialectique d'endormissement m'ont amené à quitter prématurément la salle, j'aurais aimé entendre de la part de ces Messieurs de l'ONF qu'ils n'avaient pas d'autres alternatives pour satisfaire les directives de leur haute hiérarchie : rentabilité maximale de la filière bois, donc réduction massive des cervidés par une attribution irraisonnée de plans de chasse (dont la responsabilité administrative relève hypocritement à Monsieur le Préfet) à des chasseurs contraints de les satisfaire pour financer les inconditionnels dégâts de gibier dont ils ont la charge financière (!?).
Dégâts de gibier toujours en expansion alors que le cheptel diminue (?) et attribués aux seuls cerfs.
Rien sur l'irresponsabilité des exploitants agricoles qui cultivent des essences appétentes en lisière de forêt alors que la pression de chasse fait sortir les animaux.
Saluons les courageux chasseurs qui refusent (inutilement) les plans de chasse, non pas accordés mais imposés.
Il est une fois de plus à noter la formidable incongruité de la volonté commune des naturo-écolo-promeneurs etdes chasseurs de voir perdurer un cheptel cervidé raisonnable avec des animaux mourant de vieillesse.
A quand le retour d'indices de présence de très grande fréquentation énoncés par Vincent Vignon et le fantasme des LEKS (dont nous reparlerons !)
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog