Il est 16h10, je redescends tranquillement des sommets pour ne pas être inquiété par la nuit, sur le sentier qui domine un creux de vallon où résonnent de longs brames caverneux émanants du sous-bois. Appareils rangés dans le sac à dos, apparaît un magnifique 14 qui me surprend et me fait jeter à terre décapelant mon sac pour en extraire le téléobjectif, rapidement le grand 9 et 7 (voir article du 15 novembre : paix autour de l'eau) que je reconnais sort aussi de l'orée du bois.
Les deux poids lourds vont se défier devant moi pendant près d'une demi-heure et plus d'une centaine de clichés, sans jamais entrer en contact direct et combattre
l'occasion de faire le portrait de ces deux maîtres de place avant qu'ils ne repartent chacun de leur côté et de me mettre en retard pour rentrer à la nuit tombante à travers la forêt déjà sombre