Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 23:50

Je vous livre ce lien sans autre commentaire de ma part

 

http://www.chassepassion.net/news.php?id_news=462

 

et pour ceux qui ne manipulent pas trop le net :

ce copier/coller

 

actualités chasse 

Le Trésor veut'il privatiser l'ONF ?

Le 04 mars 2011 à 10h40 - commentaires[1]

Une note du Trésor pour le ministre de l'Économie préconise la privatisation de la gestion des bois publics.

L'idée d'un péage pour se promener en forêt fait son chemin. Aura-t-on bientôt besoin de sa carte bancaire pour aller balader?

"L'État nous prend pour des cons." Jean-Claude Aymard est très en colère. Le président, pour les Bouches-du-Rhône, de l'association des communes forestières, s'explique : "L'État est en train de négocier avec l'ONF (Office national des forêts) le plan quinquennal 2012-2016, dit-il, Nicolas Sarkozy a demandé un rapport au président de l'ONF, Hervé Gaymard, qui a remis cet automne un texte après avoir consulté tous les professionnels."

Oui, mais voilà : la Fédération nationale des communes forestières est entrée en possession d'un autre texte, daté du 23 décembre 2010 et émanant de la Direction générale du Trésor, intitulé "Note pour le ministre : pistes de réforme de la politique forestière française". Jean-Claude Aymard est scandalisé par la forme : "Une administration concocte un rapport dans son coin sans demander l'avis de personne alors qu'un travail de concertation a été réalisé", s'insurge-t-il. De fait, la note, établie par deux fonctionnaires, fait totalement abstraction du rapport Gaymard (qu'elle cite pour mémoire cependant).

De plus, le directeur général du Trésor, Benoît Coeuré, indique noir sur blanc, en référence aux négociations entre l'État et l'ONF : "Si le ministre en est d'accord, mes services défendront les propositions présentées." (1) Reste que ce haut fonctionnaire a le nez creux car il précise: "Il faut noter que plusieurs propositions sont sensibles politiquement puisqu'elles touchent aux revenus des communes forestières (...)". Une prophétie qui s'est révélée exacte et Jean-Claude Aymard explique son ire : "Cette note préconise le démantèlement du régime forestier des communes et le démantèlement du service public forestier, c'est-à-dire de l'ONF", s'insurge-t-il.

Le régime forestier, c'est la loi qui oblige les communes à passer par l'ONF pour gérer leurs forêts. En contrepartie, l'office garde 12% du produit de la vente de bois. Bon an mal an, cela lui rapporte 20 millions d'euros. Mais l'État doit apporter une subvention compensatoire pour équilibrer les comptes de l'Office de 145 millions d'euros. Dans cette conception traditionnelle de notre État-Nation, la collectivité paye pour maintenir les paysages, la biodiversité animale et végétale, et pour que les citoyens puissent profiter des forêts communales.

Reste que les municipalités ont d'autres charges financières, notamment en Provence : création et entretien de pistes pour les pompiers, débroussaillement, accueil du public... "Si dans l'Est de la France, certaines communes gagnent de l'argent avec la coupe de bois, chez nous, en Provence, ces bois nous coûtent plus qu'ils ne rapportent", plaide Jean-Claude Aymard. Et si la note était mise en application, la situation serait encore pire. Car pour lui, ce rapport demande "la privatisation des missions rentables de l'ONF, qui ne garderait que les missions déficitaires. À terme, c'est la mort de cet office".

La note préconise une autre conception, ultra-libérale, de l'État : "À moyen terme, il pourrait être utile d'étudier la proposition de déléguer la gestion de forêts communales sous forme de concessions à des prestataires privés. Les contrats de ces concessions pourraient inclure certains services publics", est-il écrit. On y lit aussi que "l'activité d'accueil du public pourrait être déléguée aux communes. Cette proposition équivaut à retirer cette activité du 'régime forestier'. Libre ensuite à la commune de mettre en place une source de financement (prélèvement d'une partie des redevances de pêche, de chasse...)" L'idée d'un péage pour balader en forêt n'est pas explicite, mais elle n'est pas loin.

Et dans le monde forestier, on se dit que l'État envisage sans doute aussi de privatiser la gestion de ses propres forêts, voire de se défaire de ces propriétés. Sans même parler d'un éventuel conflit d'intérêt sur lequel enquête la Cour de justice de la République : la vente par Éric Woerth, alors ministre du Budget, de 57 ha de la forêt domaniale de Compiègne, a créé un précédent.

(1) Interrogé par "La Provence", le ministère des Finances n'a pas indiqué quelle suite il compte donner à cette note.

Source : La Provence

 

Commenter une news sur la chasse
La fin de la Forêt Publique Française Posté par jojo-64, 05 mars 2011
Tout est dit,les brillants Hauts fonctionnaires de Bercy proposent la liquidation d'un établissement dont les fondations remontent au Roi Philippe le Bel(1291),et dont les qualités techniques et professionnelles des personnels sont reconnues par tous les Maires de France ainsi que par l'Etat lui même,seulement voilà,la gestion des forêts publiques françaises est dans le viseur de grands groupes privés qui attendent le feu vert de l'Etat pour procéder au massacre des peuplements forestiers les plus rentables sans soucis de gestion durable .Un Forestier de l'ONF en colère.

 

va falloir être vigilant !

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Vènart - dans Coup de Gueule
commenter cet article

commentaires

Guy ROCHON 20/07/2011 19:30



Mesdames et Messieurs les Maires du canton du Châtelard.


Monsieur le conseiller général


Monsieur le président du Parc Naturel Régional des Bauges


 


 


 


 


         Ancien forestier, je ne peux passer sous silence les atteintes possibles à la forêt baujue.
Des risques de surexploitation existent, ils sont le résultat de directives nationales qui demandent à la forêt française de « produire plus ». Et cette demande n’est pas acceptable sur
le principe, surtout en ce qui concerne la forêt publique déjà largement exploitée, parfois au-delà de ses possibilités réelles. Je vous livre à la lecture ce long commentaire qui est fait
uniquement pour poser les questions et aussi pour permettre à la forêt de mieux se porter à l’avenir. Merci.


 


                               
             _______________


 


Quelques remarques…pour mieux comprendre les dérives d’un système qui risque de malmener durablement les milieux forestiers


                                   
_________________


 


A propos du Grenelle de l’Environnement et des directives nationales concernant la forêt française, il a été dit : « En 25 ans, la production
biologique de la forêt française a progressé de 30%, la récolte est restée stable ! »


Dans son rapport sur la forêt, Hervé Gaymard, président de l’ONF dit : «  De 1966 à 2010, la récolte en forêts publiques a progressé de 64
% »  ( voir le graphique sur les prélèvements forestiers et les ressources financières)


Alors, que faut-il croire ?


                                          
___________________


« Gérer, c’est prévoir pour demain, après-demain…pour les générations futures. Le court terme n’existe pas en matière forestière. L’unité de
mesure est le siècle ! »


Sur le fond, Natura 2000 est une bonne chose car ses objectifs sur le papier, impliquent un respect de la nature avec un développement raisonné de l’activité humaine.
C’est donc un objectif défendable.


Sur la forme, on est hélas bien loin de la réalité et en ce qui concerne la forêt publique : on peut même être inquiet !


 Si l’ONF «  joue le jeu Natura 2000  en réunion » pour les forêts qu’il gère… sur le terrain il en est tout
autrement.


Lors de débats, après des discours optimistes sur ce dossier, il semblerait que la forêt baujue n’ait pas de problèmes…on ne parle que de croissance, d’expansion et de
sous exploitation…que les rendements nationaux indiquent un accroissement de la forêt en surface (ce qui est vrai depuis 100 ans ! ce n’est pas nouveau…) et donc qu’il faudra exploiter d’ici à 2020, 21 millions de M3
supplémentaires soit 50% de plus qu’actuellement (lettre Sarkozy à Gaymard, président de l’ONF) dont 5 millions pour les seules
forêts publiques ( + 25%). Les gros efforts de
reboisements en France remontent à l’après guerre, ils ont déjà 60 ans d’existence pour la plupart  et l’IFN les a déjà pris en compte et inventoriés plusieurs fois ! La
montée en puissance de la forêt est progressive et les différentes structures de gestion et d’exploitation ont déjà pris en compte cette problématique…ce n’est pas quelque chose de nouveau.
Sur les trente dernières années, la progression des volumes mobilisés a été de + 43% en forêt domaniale
et + 40% en forêt des collectivités (source : rapport de la « Cour des Comptes » et de + 64,28% entre 1966 et 2010 !(rapport
GAYMARD)  où est donc la sous-exploitation ?


La problématique du réchauffement climatique et l’accroissement forestier supposé ne se sont pas non plus fait du jour au lendemain…Le fonctionnement de la nature n’est
pas aussi rapide et réactif que les décisions ministérielles !Du jour au lendemain, son rendement en volume ne peux pas passer à + 40% !




Vènart 20/07/2011 21:43



Merci pour tout cet argumentaire que je retranscris illico sur mon blog !



beauphoebus 08/03/2011 22:49



Scandale qui n'énerve pas grand monde...ce qui est scandaleux !



Vènart 09/03/2011 07:20



ce ne sont pas des écrivains, mais quelques réflexions hier ...



beauphoebus 06/03/2011 00:38



Un article intéressant sur Rue 89 sur le sujet, mais chez les Anglais. Les Français feront-ils la même chose ?


Haro sur Cameron, qui voulait vendre les vertes forêts anglaises


Par Sylvain Biville | Journaliste | 22/02/2011 | 19H06





Présentation

Recherche